21 décembre 2009

# jeudi 19 novembre #

Réveillées avant le jour par un coup de fil du coordinateur du rapatriement de Monique, nous attendons maintenant que la marée soit suffisamment haute pour partir car à l'aube, le niveau de l'eau est encore bien bas.
Le ciel aujourd'hui est dégagé. Nous avions accosté sous les nuages qui avaient persisté toute la journée d'hier. Comme si cette chape grise faisait partie de la mise en scène du drame que le destin nous réservait ici.
9 H 30, les brancardiers sont là et nous embarquons à la suite des bagages et de notre amie. Traversée facile au début mais à la sortie des passes, les vagues ont tapé la coque et Monique a dû souffrir. L'ambulance l'attendait à Djeffer, elle est prise en charge par SOS médecins jusu'à la clinique du Cap à Dakar.

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leçon de sérère pour K. avant le départ

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Notre chauffeur Maki, nous attend également. A la sortie de Djeffer nous découvrons, après la décharge à ciel ouvert, un paysage de marais salants.

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Parfois Maki quitte la piste accidentée et roule sur le tan. L'ambulance nous suit un moment, tangue d'un bord à l'autre de la chaussée pour éviter les plus gros nids de poule. Nous finissons par la perdre de vue en prenant la direction de Joal-Fadiouth, village de coquillage touristique à la population à 90% catholique mais où l'église est loin d'avoir le charme de celle de Foundiougne.

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Cette étape a été orchestrée par Monique depuis son lit de souffrance. Elle a joint un garçon qu'elle connaît là bas et qui va nous servir de guide. Mais nous ne souhaitons pas nous attarder dans ce piège à toubabs, aussi joli soit-il. Arlette cependant est enchantée par la visite du cimetière chrétien qui tombe à une date anniversaire importante pour elle. Pour la énième fois, nous visitons un lieu aux heures les plus chaudes et au pas de course...
Direction M'bour où nous retirons de l'argent. 2 vigiles armés encadrent la porte d'entrée qui mène au distributeur.
Nous cherchons ensuite, ultime mission, le centre des beaux-arts pour remettre des piles et appareils auditifs à un certain Cheick. Nous trouverons, au centre des handicapés, une personne qui nous guidera dans le dédale de la ville jusqu'au lieu recherché qui est malheureusement fermé.

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Nous déjeunons avec Maki dans un petit restaurant en bord de route.
Rien ne nous empêche plus maintenant de rallier Dakar, patte d'oie plus exactement et l'espace Thialy où nous avons réservé des chambres.
L'entrée dans la capitale se fait dans un embouteillage monstre. Difficile de respirer  les gaz d'échappement, d'échapper au bruit et à la chaleur.

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L'espace Thialy est un hâvre de paix. Douche de rêve ! Chantal, la patronne du lieu, nous dit en nous voyant nous exclamer "on voit bien que vous arrivez de la brousse !". Le lieu est convivial, une véritable fourmillière sur plusieurs niveaux avec différentes terrasses fleuries à des endroits stratégiques selon que l'on veuille être entouré ou isolé des autres pensionnaires, fontaine d'eau fraîche, cantine de luxe et un personnel trié sur le volet. En buvant une gazelle, nous discutons avec deux jeunes routardes sur le départ et un français qui vit entre kédougou et Ibel, chez léontine, campement que nous avons croisé sur notre route. Il est installé ici comme chauffeur. Nous échangeons nos impressions. Notre périple en pays Bassari et l'accident de Monique nous hisse au rang de routardes aguerries !
Ce soir, c'est repas à la française : salade+tomates vinaigrette, poulet+frites et yaourt.
Nous recevons des nouvelles de Monique, elle a refusé de se faire opérer ici et attend son rapatriement dans les meilleures conditions possibles.

Posté par angelots à 16:08 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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