25 janvier 2010

# vendredi 20 novembre 2009 #

Alors que nous pensions devoir changer d'hotel, nous pourrons finalement partager la chambre des 2 routardes la nuit suivante. Ce dernier souci réglé, départ en taxi pour le centre après avoir pris un petit déjeuner au milieu de la valse des départs et des arrivées des clients de l'auberge. Tous ces toubabs d'un coup nous fait drôle, subitement !
Nous montons dans un taxi délabré, conduit par un homme plus très jeune. Après avoir négocié le prix de la course, il démarre son engin. Dès la sortie de patte d'oie, un gros embouteillage stoppe le véhicule. Le chauffeur choisit de contourner la corniche et s'improvise guide touristique pour notre plus grand bonheur.

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Nous évoquons la polémique concernant l'énormissime statue construite sur une des mamelles. Il n'épilogue pas, sujet un tantinet dérangeant. La statue est imposante mais est-ce bien raisonnable quand on a fait un détour par la banlieue inondée et la misère ambiante d'édifier un truc aussi énorme et aussi cher ?

Nous nous faisons déposer à 2 pas de l'hotel où nous souhaitons dormir la dernière nuit puisque l'espace Thialy sera complet. Nous réservons deux chambres au Saint Louis Sun. Non loin de l'hôtel, un homme nous interpelle. La conversation s'engage autour de notre provenance, entrée en matière on ne peut plus classique. Il a soit disant vécu à Bordeaux et se propose gratuitement de nous servir de guide pour que nous ayons, dixit, un souvenir agréable de sa ville.

Notre passage à Dakar ne s'étant pas organisé comme prévu suite à la chute de monique, nous avons récupéré un routard à l'espace thialy. Exemplaire assez ancien mais bien utile. Cependant, nous sommes à la recherche des sculptures d'Ousman Sow et c'est la première chose que nous demandons à notre guide. Mais peine perdue, il ne semble pas connaître. Baladées d'espace culturel en galerie d'art, les oeuvres de l'artiste sont introuvables. Nul n'est prophète en son pays mais tout de même... Il semblerait que son atelier soit en banlieue mais je ne peux imaginer qu'aucune sculpture n'orne la capitale et j'avoue avoir oublié tout document concernant leur emplacement en France.

Max nous fait visiter, à notre demande, le marché malien situé derrière la gare coloniale. Monique nous avait fortement conseillé d'y aller. Allées poussièreuses, étals écrasés par la chaleur, artisanat et nourriture. Rien de très original cependant et puis tout est plus cher que dans la brousse.

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Détour par la grande mosquée. Sur la place, les arbres ont été élagués à l'africaine. Branches arrachées, les troncs dardent des moignons vers le ciel.

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Nous ne pourrons pas visiter, c'est vendredi aujourd'hui, jour de grande prière. La ville est en ébullition. Nous sommes à une semaine de la tabaski et dans l'air circule une tension palpable.

Chez des sculpteurs sur bois, dédale d'ateliers sombres maculés de copeaux, Arlette achete des statuettes pour ses petites filles.
Depuis que Max est avec nous, nous arpentons la ville au pas de course. Le ciel est légèrement couvert, il fait chaud, nous avalons des litres d'eau. Nous l'invitons à déjeuner avec nous au "point d'interrogation" que nous avons repéré sur le routard. Plus tôt dans la matinée, il nous a offert une noix de coco fraîche. A peine sommes nous installés dans le restaurant que Max s'éclipse pour aller prier un peu plus bas dans la rue. Soudain, les rideaux de fer sont tirés, les hommes sont alignés et prient à même la rue. Toute la ville s'arrête. Une capitale qui vit au rythme des génuflexions et des prières à Allah.

A la fin du repas, Arlette et Régine décident de rentrer à l'auberge. Max les suit pour leur indiquer un taxi et leur donner les coordonnées de sa soeur à Bordeaux. Nous nous disons au revoir très vite, Max a soudain l'air pressé.

Karine et moi chercherons un long moment un musée d'art contemporain inexistant en fait sur Dakar. Au gré des rues, nous visitons une galerie d'art africain dans laquelle nous admirons petits bancs, bijoux, statuettes. Nous récupérons la route de la corniche et, attirées par l'océan, nous longeons les hôtels de luxe. Nous voilà au port autonome. Détour par le marché du carmel mais nous sommes assaillies par les vendeurs. Tout à l'heure sur la corniche, nous avons remarqué une fois de plus d'innombrables papillons qui butinent les fleurs. De tout petits papillons blanc qui de loin ressemblent à une nuée de cendres. Ils recouvrent les massifs qui semblent fleuris de milliers de clignotants.

De retour à l'espace thialy nous devons encore régler le problème des valises qui sont restées chez Djebel. Après plusieurs échanges téléphoniques avec Monique, nous n'arriverons pas à avancer. Par contre, nous savons ce soir qu'elle sera rapatriée dimanche sur le même vol que nous.

J'ai acheté un collier de prière musulman. Pas celui que j'ai vu sur Karim mais un plus fin qui reste tout de même très original hors contexte.  Je l'ai choisi noir.

Ni les filles ni nous n'avons récupéré les coordonnées de Max, il a disparu dans la ville à la sortie du restaurant...

Posté par angelots à 15:44 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur # vendredi 20 novembre 2009 #

    A mon tour de partir!
    Départ jeudi prochain...ça approche! Reste à faire la valoche et tout sera bon!

    Posté par Aline, 08 avril 2010 à 22:52 | | Répondre
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